lundi 18 mars 2013

And then there were none

Mon dernier message sur ce blog... Cette année en Californie touche à sa fin. La semaine dernière, on a acheté la toge et le chapeau de mon Obiwan pour sa graduation qui a lieu vendredi. On n'arrive pas à croire à quel point cette année a passé en coup de vent. Au programme de vendredi: petit déjeuner, discours de la directrice du Master, lunch, remise des diplômes... A voir si comme dans les films ils vont mettre de l'autre côté le cordon de leur chapeau une fois leur diplôme en main, et s'ils vont les jeter en l'air. Je me suis rendue compte après cette année aux États-Unis que souvent les films sont beaucoup plus romancés que la réalité!

Après une dernière escapade à Vegas (on veut absolument dire au revoir au buffet du Bellagio), on retournera s'installer à New York. Obiwan a eu une offre dans la boîte où il faisait son stage, donc nous voilà partis pour devenir de vrais résidents américains. Bien que l'on soit contents de rester sur cette terre de donuts et de pizzas, je ne suis pas sûre qu'on arrivera à s'habituer à tout. Par exemple, la dernière fois on regardait à la télé le lynchage de J.P Morgan. J.P Morgan, c'est la banque qui a fait une perte de je ne sais pas combien de milliards de dollars l'année dernière, et ce week-end les sénateurs qui ont enquêté sur les erreurs commises demandaient aux dirigeants de s'expliquer devant l'Amérique. Un spectacle assez pathétique d'ailleurs. Les pauvres types ont essayé de se dépatouiller comme ils pouvaient mais ils se sont embourbés dans leurs mensonges et ils se sont fait rôtir pendant des heures et des heures comme un poulet boucané. Et là, on se dit que quand même, il n'y a qu'aux États-Unis qu'on retrouve ce goût pour les procès publics limite moyen-âgeux; et qu'on se sait pas si on s'y habituera un jour. En notant le voyeurisme ambiant on comprend mieux pourquoi ils ont un million d'émissions de télé réalité et pourquoi la famille Kardashian est multimillionnaire pour ne rien faire du tout. Pas sûre qu'après des années ici on trouve ça normal. Et j'espère aussi que notre American Way of Life ne nous conduira pas à vivre à crédit comme tous les Américains. Le citoyen américain est un grand optimiste et a une grande confiance dans le futur! C'est pourquoi il pense que tout investissement fait aujourd'hui vaudra beaucoup plus cher demain. Du coup, il achète des maisons et des voitures sans avoir un radis sur son compte en banque. Tout repose sur le crédit! Il faut avouer qu'en Europe et en Asie, on est beaucoup plus frileux, mais c'est peut-être pas plus mal d'être frileux!...

Ce qui est sûr et certain par contre, c'est qu'un certain pourcentage de notre salaire sera directement investi dans la salle de gym! Parce que s'il y a bien une chose à laquelle on s'habitue très très vite dans ce pays, c'est bien les Dunkin Donuts et les pizza parlours et tous les fast food qui te tendent la main! 

Et Dieu sait s'ils font partie de notre rêve américain!