jeudi 24 janvier 2013

Alimen(ten)tation

Nous voilà revenus en Californie et je suis bien contente! Les collines, la vue sur la baie, les petites maisons, tout ça m'avait beaucoup manqué. En plus, on n'a pas pu retrouver un appartement par le biais de l'université alors pour les 2 derniers mois on loue une chambre dans une famille; donc on vit effectivement dans une de ces maisons si jolies. Les prix abordables au supermarché aussi ça m'avait manqué et surtout, surtout, quelques petits articles bien définis:
- les pizzas surgelées du Safeway
- les stawberry shortcakes
- le Cheesecake Factory
- le pain de la boulangerie à côté
- les sandwiches du magasin en bas de l'université
- les strawberry shortcakes, les strawberry shortcakes, les strawbery shortcakes!!!

Bon! Vu comme ça de l'extérieur, on peut vaguement avoir l'impression que je suis obsédée par l'idée de manger. C'est vrai que je me suis moi-même posée la question à savoir si c'était normal de planifier ses repas 2 jours à l'avance... Et un jour, je me suis rendue compte que non seulement c'était normal, mais que surtout, je ne suis pas la seule! Ma bronchite à New York m'a permise de passer de longues heures sur le canapé à regarder la télé, notamment Travel Channel. Et bien de nos jours, les seules émissions qui passent sont relatives à la bouffe. 

Quand j'étais petite, un documentaire sur la 3 montrait au choix un lion en train de courir dans la savane après une antilope, ou le commandant Cousteau entre 2 massifs de corail qui nous disait "c'est beau la mer". De nos jours, les émissions de voyage ne concerne plus le pays mais sa nourriture. Sur Travel Channel ça commence avec Anthony Bourdain "No reservations" qui part dans tous les pays pour goûter à la cuisine locale. Puis on a "Food War", basé aux Etats-Unis, ou généralement 2 petits magasins dans une ville donnée sont en train de se fritter pour savoir qui fait le meilleur hot dog. Après ça "Man vs Food" où le type descend dans tous les restos qui proposent des défis du style manger une pizza de 7 kg en moins d'une heure ou bien un burrito avec 15 types de viandes différentes et 1 litre de fromage coulant (quand il y arrive généralement il gagne un t.shirt). Et puis ne pas oublier "Fast Food Nation" où ils expliquent comment Mc Do et Subway s'adaptent aux pays dans lesquels ils s'implantent histoire de plaire aux palais suédois ou turcs et de continuer à s'étendre. Les documentaires aujourd'hui sont simplement une publicité longue durée pour une chaîne ou un resto avec des gros plans sur des sandwiches dégoulinant de gras (parce que le pire c'est que c'est ça le meilleur!!!). On est loin de Maïté et de ses explications pour les nuls en cuisine. Vu que tout est empaqueté et surgelé de nos jours, on ne veut pas savoir, on ne veut pas apprendre, on veut avoir envie, c'est tout! Et c'est pareil partout, avec l'anglaise Nigella qui ne sait pas cuisiner mais qui passe son temps à faire des clins d'oeil en gros plan à la caméra ou l'italien Rocco dolce vita machin dont le métier consiste à se faire une bouffe permanente au crépuscule avec les copains! Bon, eh bien moi, en tant qu'humaine et vulnérable, quand je regarde ça, j'ai faim.

Et on peut dire ce que l'on veut, la vue sur la baie, ça vaut 20/20. La vue sur la baie avec un strawberry shortcake dans les mains, ça vaut 25/20. Et l'important après tout ça, c'est juste de faire du sport. Mais pas tout de suite, je me sens encore un peu malade. Je vais plutôt rester au chaud devant la télé...

jeudi 10 janvier 2013

Hommage à NYC

Notre dernier week-end à New York approche, le dimanche d'après on reprendra l'avion pour San Francisco. Et évidemment, je suis clouée à la maison avec une bronchite carabinée...! Mon horoscope m'a prédit une très bonne année 2013 sur le plan de la santé, il faut croire que mon corps a décidé de rester en 2012... Ce n'est donc pas cette fois-ci qu'on pourra essayer de rattraper toutes les choses qu'on avait prévues et qu'on n'a jamais faites. Par exemple, on n'a jamais été à la statue de la liberté (depuis l'ouragan c'est fermé au public), ni vu une comédie musicale à Broadway, ni visité Columbia University, ni le jardin botanique du Bronx. On a encore moins fait des petits week-ends à Washington ou à Boston, pas plus qu'on a testé les casinos d'Atlantic City (qui sait peut-être qu'avec ceux-là on aurait eu plus de chance qu'à Vegas...). En trois mois, on a été pris par le syndrôme de l'habitant, c'est à dire qu'on se dit qu'on aura toujours le temps de visiter et au final on ne voit jamais rien! Par exemple, j'ai passé 22 ans en France et je n'ai jamais mis un pied dans le musée du Louvres. Tout comme j'ai vu le Taj Mahal alors qu'Obiwan n'y a jamais été.

Heureusement, on a quand même fait ou vu des choses qu'on avait pas forcément prévues: on a mangé dans la plus vieille pizzeria de New York (qui ne cassait pas des briques d'ailleurs), je suis tombée sur un tournage de "Good Morning America" et de "Law and Order", j'ai participé à une flashmob avec les danseurs de "Dancing with the stars" (émission que je n'ai jamais regardée mais c'est pas grave)... On a eu un aperçu de la vague artistico trendy de la ville: on a visité l'appartement d'un musicien, puis celui d'un photographe avant de prendre celui de l'acteur de Broadway. J'ai aussi eu un petit glimpse de la haute société New Yorkaise, quand je me suis retrouvée à côté d'une jeune fiancée avec un diamant qui lui mangeait la moitié du doigt et qui revenait manifestement d'une séance d'essayage de robes de mariée avec un wedding planner. Donc, c'est confirmé, le train de vie de "Sex And The City", ça existe dans la réalité.

A mon avis, la meilleure chose à New York, c'est juste de voir à quel point les gens sont fous amoureux de leur ville.  C'est pas qu'ils sont très patriotes comme le reste des Américains, même si bien sûr ils aiment leur pays, c'est juste qu'ils adorent leur ville. Ils a-dorent leur ville! J'ai compris les allusions qu'on entend dans les séries et dans les films, les vrais New Yorkais ne pourraient jamais vivre autre part. Ils adorent tellement leur ville que le 1er janvier à minuit, juste après le dropping of the ball, la toute première chanson qu'ils ont jouée était "New York New York" de Sinatra. C'est d'ailleurs une blague pour les autres Américains. Comme la ville a le même nom que l'état, et qu'ici on mentionne toujours les deux, ils disent que les New Yorkais aiment tellement leur ville qu'ils répètent toujours son nom 2 fois: "j'habite à New York, New York". C'est vrai que je sais pas à quoi ressemble la vieille York, mais avec la nouvelle ils ont fait du bon travail! Sérieusement, que demander de plus qu'une ville dont l'emblème culinaire est la part de pizza géante???

Le bon côté au fait de n'avoir pas fait la moitié des choses qu'on avait prévues, c'est que ça nous donne une excellente raison de revenir! Don't worry we'll be back! New York, New Yoooooooooooork!!!!


mardi 1 janvier 2013

2012/2013

Noël 2012 a été un Noël très spécial, pour la simple et bonne raison qu'il a eu lieu! Mon Obiwan avait beau me répéter qu'un calendrier se finit pour recommencer et que personne ne crie à la fin du monde à chaque 31 décembre, je me faisais quand même un peu de soucis. Il faut dire que j'avais déjà acheté tous ses cadeaux, ce qui aurait été bien inutile si on s'était pris une météorite dans le nez à 3 jours du réveillon. Le 21, par acquis de conscience, je suis quand même partie au supermarché: si effectivement la fin du monde doit avoir lieu, autant atteindre la paix intérieure en sachant qu'on a une pizza dans le frigo... Mais finalement il semble que les historiens avaient raison, à savoir qu'après avoir écrit 2000 ans de prédictions un Maya a demandé à son pote de continuer, mais il avait la flemme alors ils ont laissé tomber. 



2013 est donc arrivé comme prévu et à New York les festivités avaient lieu à Times Square. Dès 8 heures du matin, les gens faisaient la queue pour pouvoir assister au concert gratuit de nouvel an et voir la boule tomber à minuit. A 16 heures, ce n'était plus possible de passer entre la 42ème et la 56ème rue. Des barricades et des troupeaux de policiers bloquaient tout le périmètre. Il y a quand même eu 1 million de personnes sur une place de même pas 500 mètres carrés... Rien ne vaut un réveillon de jour de l'an à New York: les chapeaux et lunettes 2013, les confettis, les centaines de nationalités différentes réunies toutes ensemble dans un esprit de fête, la boule qui tombe à minuit et les feux d'artifices... En plus tout ça à seulement 5 minutes à pied de la maison! C'était vraiment super de voir ça de nos propres yeux... à travers la télé! Parce que oui, on est restés à la maison, comme des petits vieux (et ça n'a rien à voir avec le fait que l'un de nous a fêté ses 30 ans cette année). C'est un peu pathétique de passer un réveillon à New York sans sortir de chez soi, mais en l’occurrence, on avait 3 bonnes raisons de ne pas mettre le nez dehors:

1. Il faisait -5°C
2. Il faisait -5°C
3. Il faisait -5°C

Le 21 décembre 2012 n'a donc pas sonné la fin du monde mais par contre, il a annoncé notre dernier mois à New York. Dans moins de 3 semaines retour en Californie et bien que j'adore Big Apple, il y a certaines choses que je serai contente de retrouver:

1. 10°C -- rien ne vaut de se taper New York en hiver pour apprécier la Californie, même avec sa fraîcheur estivale
2. Les strawberry shortcakes -- je n'ai pas réussi à en trouver des potables à New York, et le problème c'est qu'après 11 semaines de donuts intensifs on a besoin de changement
3. L'attitude décontractée, les gens qui disent merci au chauffeur quand ils descendent du bus, les Californiens pas pressés, les visages détendus
4. San Francisco -- la simple vue sur la baie quand on arrive en bus te rend aussi zen qu'un moine bouddhiste shooté au lexomil
5. Les prix acceptables au supermarché -- parce que rien ne sèche plus que les petits magasins de Manhattan! Vive le Safeway et les autres grandes surfaces accessibles aux non millionnaires

Bientôt le départ... Je n'arrive pas à croire que dans 3 semaines je serai privée de Dunkin Donut. Finalement les Mayas avaient raison, il s'agit bien de la fin du monde...!