Dès vendredi après-midi, on est passés en état d'urgence ouragan. Au passage, je voudrais noter qu'il y a décidément un gros problème avec la Terre. Je comprends qu'il y ait des ouragans dans les Caraïbes, la mer est chaude, c'est normal. Mais un ouragan à New York, qui plus est au mois d'octobre, c'est aussi déstabilisant qu'un épisode caniculaire dans le Groenland ou qu'une épidémie de chikungunya en Scandinavie. Ça ne devrait pas arriver! Plus un ouragan monte, plus il est censé s'affaiblir, pas se renforcer. A ceux qui disent que l'effet de serre c'est de la gnognotte, je vous propose de venir vous installer dans le Queens...
Bref, j'avoue qu'au début je ne l'ai pas pris très sérieusement, et je me suis surtout demandée si tout ça n'allait pas compromettre mes plans du week-end, c'est à dire:
1. Aller à Chelsea pour manger de la pizza
2. Aller à West Village pour manger des cupcakes
Plans qu'on a pu heureusement mettre en pratique étant donné que la tempête n'est arrivée que lundi soir. On a quand même fait des provisions. Quand il m'a vue stocker 8 litres d'eau, Obiwan s'est moqué de moi en disant que j'étais parano. Il faut dire pour sa défense que, contrairement à moi, les seuls typhons qu'il a connus étaient à Hong Kong, et là pour le coup ce sont de vraies chochottes. Un petit coup de vent et ils passent direct en alerte 3; le truc il est à peine en train de survoler Bornéo qu'ils sont déjà tous calfeutrés chez eux à se faire livrer un Mc Do à domicile. En l’occurrence, ce cyclone a coupé la ville en 2: le sud a expériencé un ouragan guadeloupéen et le nord un typhon hongkongais.
Obiwan est parti lundi travailler comme d'habitude à 7 heures du matin, malgré la fermeture des métros. A 11 heures, son manager l'a obligé à revenir à la maison, sinon je le connais, il y serait resté! (l'instinct indien de se tuer au travail, moi je comprendrai jamais...). Tout était fermé, la ville était complètement morte, et malgré tout, il y avait à peine un petit vent et quelques rares gouttes de pluies. A 7 heures du soir, on est sortis devant la maison, mais pareil, il n'y avait rien de rien. Juste un peu de pluie et de courant d'air dans l'Upper East Side alors qu'au même moment dans le West Village la façade d'un immeuble était en train de s'écrouler. On n'a absolument rien senti! Comme quoi, quelque chose de bien est ressorti de notre appartement pourri sans fenêtre. Le vent n'a eu aucune emprise sur nous. On n'a même pas eu de coupure d'électricité. Je le sais car j'ai entendu le ventilateur tourner toute la nuit. (Car oui, la vie étant d'une ironie merveilleuse, on vient de passer les 6 derniers mois en Californie à mettre le chauffage même au mois de juillet, et il faut arriver à New York en octobre pour être confinés dans une chambre surchauffée et sans air!). Le cyclone a tellement épargné notre côté que même les seaux et les toiles sur les échafaudages contre le mur n'ont pas bougé! Et juste quelques rues plus bas c'était l'apocalypse!...
Le lendemain, en sortant dans la rue, la première chose qui nous a frappés, c'était la foule de gens qui se pressait devant les rares restaurants ouverts. Même après un ouragan, le New Yorkais ne cautionne pas de manger chez lui. On a même aperçu une femme chez American Outfitter. C'est sûr qu'on ne peut pas permettre à un gros cyclone de retarder les choses importantes telles que l'achat d'un jogging... A 7 heures du soir, il y avait la queue devant les pubs dans ma rue. Alors maintenant, est-ce que les New Yorkais des quartiers chics ne se laissent démonter en aucune circonstance, ou bien sont-ils un tout petit peu insensibles au malheur de ceux qui ont perdu leur maison dans les incendies et les inondations? Cette interrogation est soumise à l'appréciation de chacun. Pour le coup je n'ai rien à dire, on a mangé dehors nous aussi: autant donner une bonne raison à ceux qui ont choisi de venir travailler malgré tout! Tout comme je me suis sentie obligée d'acheter 500 grammes de bonbons pour fêter Halloween, puisque le magasin était ouvert hier. Par contre, c'est la salle de sport qui est fermée.
Mais encore une fois, ce n'est pas de ma faute!
Le lendemain, en sortant dans la rue, la première chose qui nous a frappés, c'était la foule de gens qui se pressait devant les rares restaurants ouverts. Même après un ouragan, le New Yorkais ne cautionne pas de manger chez lui. On a même aperçu une femme chez American Outfitter. C'est sûr qu'on ne peut pas permettre à un gros cyclone de retarder les choses importantes telles que l'achat d'un jogging... A 7 heures du soir, il y avait la queue devant les pubs dans ma rue. Alors maintenant, est-ce que les New Yorkais des quartiers chics ne se laissent démonter en aucune circonstance, ou bien sont-ils un tout petit peu insensibles au malheur de ceux qui ont perdu leur maison dans les incendies et les inondations? Cette interrogation est soumise à l'appréciation de chacun. Pour le coup je n'ai rien à dire, on a mangé dehors nous aussi: autant donner une bonne raison à ceux qui ont choisi de venir travailler malgré tout! Tout comme je me suis sentie obligée d'acheter 500 grammes de bonbons pour fêter Halloween, puisque le magasin était ouvert hier. Par contre, c'est la salle de sport qui est fermée.
Mais encore une fois, ce n'est pas de ma faute!
Après l'attauque de Godzilla, des aliens et je ne sais quoi d'autre à New York, un ouragan me paraît plutôt banal... :P
RépondreSupprimerToujours l'injustice entre le Nord favorisé et le Sud délaissé !!!
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