Pour mon anniversaire, mon gentil mari m'a fait la (fabuleuse) surprise de m'emmener à Hawaii, où non seulement il faisait 10°C de plus que chez nous, mais surtout avec le décalage horaire j'ai eu trois heures de sursis avant de rentrer dans la trentaine! C'était vraiment, vraiment super!
Pourtant, au début, ça n'avait pas si bien commencé; déjà, on a faillit louper l'avion à cause d'un conducteur de métro qui avait manifestement eu la flemme de se lever à 5 heures du matin. On a dû se dépêcher, le security checking était blindé de monde, mais une fois devant la salle d'embarquement, on a appris que le vol était retardé de 3 heures, pour cause de problème mécanique...On a vu le pilote entrer dans l'avion et ressortir au bout de 10 minutes en disant aux passagers en colère: "Trust me, you don't wanna be on that plane!" (et moi, par principe, je place toujours toute ma confiance dans le pilote...). Ce petit contretemps m'a immédiatement permis d'adopter une toute nouvelle perspective: finalement, la pire chose qu'il puisse y avoir à part le fait d'avoir 30 ans, c'est de ne pas y arriver!!! Mais finalement tout s'est arrangé. On a décollé, on est arrivés à Honolulu, et il est incontestable qu'à partir du moment où l'avion ne se crashe pas, on peut considérer que le voyage s'est bien passé! Les gens ont quand même applaudi à l'atterrissage, donc je pense qu'il y en a eu plus d'un à avoir prié qu'ils aient bien fixer comme il faut le système hydraulique... Les stewards eux avaient l'air relativement détendus et passaient des annonces du style: "la température à Honolulu est typique d'Hawaii, d'ailleurs c'est la raison pour laquelle vous y allez!"...ou "nous nous excusons pour se retard que vous aurez complètement oublié dans une demi-heure quand vous serez sur la plage avec un mai tai!".
Le truc le plus frappant à Hawaii, juste après le fait que même le mec qui symbolise les toilettes porte une chemise à grosses fleurs, c'est le nombre de touristes japonais. Il y en a tellement que les restaurants proposent même les menus en japonais, les notices sont traduites en japonais et il y a un système de bus qui leur est spécialement alloué. Comme quoi, rien ne vaut de se bombarder les uns les autres pour renforcer les liens économiques et l'esprit de camaraderie. (Les pauvres, s'ils avaient su ce qui allait leur tomber dessus, ils auraient probablement réfléchi à deux fois avant d'attaquer Pearl Harbor...). Cela m'a permis d'expliquer pour la énième fois à Obiwan que c'est le 02 septembre 45 qu'a été signée la fin de la deuxième guerre mondiale, et que donc techniquement je suis née le jour de la paix dans le monde, c'est pour ça que je suis une pacifiste convaincue, et que le 04 juillet c'est pas si mal mais le 02 septembre c'est encore mieux, et toc!
On a profité à fond de tous les clichés: le soleil, la plage, la danse traditionnelle et les gens qui se baladent en portant sur la tête leur planche de surf... On est même repartis avec une grosse chemise hawaiienne et un yukulélé, qui resteront tout le temps au fin fond d'un placard, mais hé! on s'en fiche, on est allés à Hawaii! Pour repartir à l'aéroport, par contre, on n'a pas pris le bus de touristes mais le vrai bus de ville qui nous a ramenés dans le business district et autres quartiers ou les vacanciers ne vont jamais et où les cabines téléphoniques sont les mêmes que chez nous. Finalement, l'envers du décors reste toujours le même: une ville normale pour une routine pratique, et les hawaiiens ne vont pas au bureau avec un collier de fleurs autour du cou.
Mais ça, on n'est pas obligé de le répéter...
On a profité à fond de tous les clichés: le soleil, la plage, la danse traditionnelle et les gens qui se baladent en portant sur la tête leur planche de surf... On est même repartis avec une grosse chemise hawaiienne et un yukulélé, qui resteront tout le temps au fin fond d'un placard, mais hé! on s'en fiche, on est allés à Hawaii! Pour repartir à l'aéroport, par contre, on n'a pas pris le bus de touristes mais le vrai bus de ville qui nous a ramenés dans le business district et autres quartiers ou les vacanciers ne vont jamais et où les cabines téléphoniques sont les mêmes que chez nous. Finalement, l'envers du décors reste toujours le même: une ville normale pour une routine pratique, et les hawaiiens ne vont pas au bureau avec un collier de fleurs autour du cou.
Mais ça, on n'est pas obligé de le répéter...
Oui, mais ton 2 Septembre, pour nous autres de la vieille Europe, c'était déja le 3 !
RépondreSupprimer30 ans à Hawaï, attention pour faire mieux aux 40 il faut viser Bora Bora???!
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