Ce qui est génial avec les Américains, c'est que ce sont des gens hyper engageants. Par exemple, il n'y a qu'ici qu'une conductrice de bus viendra te saluer avec un "Hello sweetie!". Dans le bus, dans la queue à la boulangerie ou en attendant qu'une cabine d'essayage se libère, ils adorent papoter. Un peu trop parfois, genre la personne que tu connais à peine qui t'explique longuement qu'elle a raté les 2 derniers cours de gym parce que le premier mercredi elle était malade et le deuxième mercredi tombait pendant cette période du mois où on préfère rester allongée sur son canapé avec un pot de glace... (l'Américain n'a jamais peur de rentrer dans les détails). A la caisse au supermarché, les vendeurs ont toujours un petit commentaire qui peut aller de: "oh! j'adore votre t.shirt, vous l'avez acheté où?" à "ah, moi aussi j'aime beaucoup ce chocolat!!!" (très efficace contre la culpabilité quand on vient de faire passer 5 tablettes).
Dans le bus surtout, il y a toujours quelqu'un qui a envie de faire la conversation, et qui, s'il ne trouve personne, se tourne vers le conducteur et commence à lui raconter sa vie. A moins d'être excessivement de mauvais poil, les chauffeur de bus apprécient généralement les bavards et aiment bien eux-mêmes se lancer dans des débats animés à chaque feu rouge. Les États-Unis étant le symbole même de l’individualisme, je n'aurais jamais imaginé des gens aussi ouverts et avenants.
Les deux meilleures scènes dont j'ai été témoin ce sont déroulées à chaque fois à un arrêt de bus. La première fois, une femme baba cool à souhait toute en fripe et en légumes bio a engagé la conversation avec une asiatique qui attendait le bus. Au moment où l'autre lui a dit qu'elle venait du Tibet j'ai cru qu'elle allait s'évanouir. Ça aurait été le Dalaï Lama en personne qu'elle n'aurait pas été plus émue. Toute émoustillée elle lui a posé plein de questions, et ça fait depuis combien de temps que vous habitez ici, et comment vous trouvez les États-Unis c'est vachement capitaliste quand même ('oh ben non, c'est pas si mal!'), et franchement c'est une honte ce que les Chinois vous font subir. Elle n'attendait pas le bus mais un copain hippie qui est arrivé dans son van Volkswagen en provenance directe des sixties (exactement le même que celui dans le dessin animé 'Cars' qui fabrique son Diesel organique), avec des fleurs et des peace and love peints tout le long de la carrosserie. Un pur cliché. Je suis presque sûre qu'il cultivait sa ganja dans le coffre! Évidemment, il n'avait pas fait un pas dehors que l'autre se ruait sur lui en lui clamant: "elle vient du TIBET!!!" et ils ont tout de suite proposé à leur nouvelle meilleure amie de la déposer quelque part (entre bouddhistes il faut s'entraider); mais elle a préféré continuer à attendre le bus...
Les deux meilleures scènes dont j'ai été témoin ce sont déroulées à chaque fois à un arrêt de bus. La première fois, une femme baba cool à souhait toute en fripe et en légumes bio a engagé la conversation avec une asiatique qui attendait le bus. Au moment où l'autre lui a dit qu'elle venait du Tibet j'ai cru qu'elle allait s'évanouir. Ça aurait été le Dalaï Lama en personne qu'elle n'aurait pas été plus émue. Toute émoustillée elle lui a posé plein de questions, et ça fait depuis combien de temps que vous habitez ici, et comment vous trouvez les États-Unis c'est vachement capitaliste quand même ('oh ben non, c'est pas si mal!'), et franchement c'est une honte ce que les Chinois vous font subir. Elle n'attendait pas le bus mais un copain hippie qui est arrivé dans son van Volkswagen en provenance directe des sixties (exactement le même que celui dans le dessin animé 'Cars' qui fabrique son Diesel organique), avec des fleurs et des peace and love peints tout le long de la carrosserie. Un pur cliché. Je suis presque sûre qu'il cultivait sa ganja dans le coffre! Évidemment, il n'avait pas fait un pas dehors que l'autre se ruait sur lui en lui clamant: "elle vient du TIBET!!!" et ils ont tout de suite proposé à leur nouvelle meilleure amie de la déposer quelque part (entre bouddhistes il faut s'entraider); mais elle a préféré continuer à attendre le bus...
La deuxième fois, j'attendais le bus et le type du magasin de photocopies derrière moi a manifestement reconnu le gars de l'autre côté de la route qui inspectait une poubelle, et il l'a interpelé depuis sa vitrine. Dialogue:
Mec de la photocopie: "Hey! Reuben! How are ya?"
Reuben: "Splendid! We've got sunshine!"
Mec de la photocopie: "Yeah! It's a beautiful day! Beautiful weather!"
Reuben: "And we're alive!"
Mec de la photocopie: "Yeah, we're alive!"
Ce jour-là je jure, j'ai compris que c'était un point de non retour; quand on a goûté à la joie de vivre américaine, on ne veut plus jamais faire la gueule. Voir deux types ignorer leurs différences sociales et s'extasier sur le temps qu'il fait et sur le simple fait d'être en vie, c'est tout simplement impossible à imaginer en Europe! Je suis peut-être mauvaise langue mais dans ma tête, une conversation entre 2 Français ça donnerait plutôt ça:
Happy parisien n°1: "Merde, il fait trop chaud!" (ou froid, ou humide, ou sec, ou pluvieux, ou...)
Happy parisien n°2:" Ouais, ça fait vraiment chier ce temps!"
Happy parisien n°1: " Et la météo qui avait dit qu'il y aurait du vent ils ont encore rien compris ceux-là! Franchement, je sais pas pourquoi on nous sert 15 prévisions par jour quand ils sont même pas foutus d'en faire une seule correcte!"
Happy parisien n°2: " Et après on s'étonne qu'avec cette canicule les gens claquent, y'a pas d'infrastructure potable dans ce pays!..."
Happy parisien n°1:"Ah, oui! C'est lamentable...".
Mais non je plaisante, si les Français sont perçus comme râleurs, c'est simplement parce que le reste du monde se ligue contre eux... ^^
Ouh! Mais je suis en train de regarder dehors, je crois que je vais sortir faire un petit tour! Il y a du soleil aujourd'hui!...
Oui mais c'est pas pour dire, il fait chaud!
RépondreSupprimerBon, on saura qu'en Californie, il vaut mieux prendre le bus que la voiture...
RépondreSupprimerCa papote, ça papote! Dans le sud aussi, le temps est un sujet inépuisable de conversation au détour de la esquinita.Bien le bonjour de Bogota!
RépondreSupprimerJe suivrai tes chroniques ethno-anthropo-nordiste depuis ton twitter!;-)
Perrinetwitte