Dimanche dernier on est partis fêter
le stage d’Obiwan dans notre restaurant préféré 'The Cheesecake Factory'. Même si
on a encore plusieurs mois devant nous on commence à organiser notre vie à New
York. Tout le monde nous dit qu’il y a une différence énorme entre la côte est
et la côte ouest, plus précisément entre New York et la Californie. Un peu
comme Paris et Marseille, quoi! Les éternels rivaux. Apparemment, la provenance
d’un Américain se reconnaît à sa démarche. S’il marche vite en regardant par
terre, il vient de New York. Les New-Yorkais sont pressés et stressés. S’il est
coolos en tong et bermuda, il est de Los Angeles. Les californiens vivent
lentement, et se doivent de prouver au monde entier que chez eux il fait beau
et chaud (ah!ah!…). A New York, le temps, c’est de l’argent, en Californie, le
temps c’est du soleil. (Moi je dirais plutôt que le temps c’est de la bouffe, chacun
son mantra…).
Déjà, il nous faut réfléchir au
logement. J’ai regardé sur internet et j’ai faillit m’évanouir en voyant le
prix des apparts. « Mais non, t’es nulle, tu sais pas chercher! »
m’a fait remarqué Obiwan, « rien qu’ici j’en vois un, plus grand que le
nôtre pour moins cher! ». « Ah, bon?! Mais tu ne m’as pas dit que
tu voulais rester dans le centre près de ton boulot? », « C’est
dans le centre; un quartier qui s’appelle… ‘Harlem’, tu connais? ». Hurum.
Pas que je veuille plonger à pieds joints dans une piscine de préjugés, mais la
seule fois dans ma vie où j’ai entendu parler d’Harlem, c’était dans un
constant terrifiant qui renvoyait le Bronx à Disneyland. Le genre de quartier
où l’espérance de vie ne dépasse pas 12 minutes. Je ne sais pas si c’est vrai
ou pas, mais touristiquement parlant, ça m’emballe moyen.
Le problème avec New York, c’est
que cette ville renvoie deux images complètement opposées. L’image de 'Sex and
the City' où les filles en fourrure et talons aiguilles rentrent à pied chez
elles à 5 heures du matin, aussi seules que saoules et personne ne les emmerde,
et l’image où tu ne peux pas faire un pas dans la rue sans te faire agresser,
même à 2h de l’après-midi. Il paraît qu’à New York, les gens se promènent en
permanence avec 2 portefeuilles sur eux. Le vrai, avec les cartes de crédit et
le permis de conduire, planqué dans les recoins d’un sac multipoches, et un
‘faux’ avec une trentaine de dollars à remettre allègrement à son racketeur en
cas de mugging (avoir toujours du cash à balancer, ne jamais prendre
le risque de frustrer celui qui te menace avec un 9 millimètres…). Dans
'Friends', quand Chandler voulait citer un acte héroïque, il racontait comment il
avait pris le métro la nuit jusqu’à Brooklyn… Ça promet! Au moins en hiver, en portant des gants
j’aurais moins de chance de me faire carotter mon alliance… Ben oui, on pense à
tout!!! C’est pathétique mais c’est comme ça! Dans le monde, il y a les gens
qui fourrent une brosse à dent et une boîte de Doliprane dans un sac à dos
avant de partir tranquille faire un trekking de 8 mois au Pakistan, et puis il
y a nous, force 12 sur l’échelle de l’angoisse. Pour notre défense, je dirai
qu’on a essayé la zen attitude en Thaïlande, portés par le vent comme des backpackers
en folie. Ça s’est tellement mal passé qu’on a depuis décidé d’assumer la tête
haute notre stress paranoïaque.
Bref, devant tant de dangers, je
ne vois que 2 solutions possibles. La première: je sais de source sûre grâce à
People Magazine que Leonardo DiCaprio réside une grande partie de l’année à
New-York. Il suffit simplement de louer l’appartement voisin du sien afin de
profiter gratos de ses gardes du corps à l’entrée de l’immeuble! La
deuxième solution: se loger à côté d’un 'Dunkin Donuts'. Comme ça, même en cas de
frénésie criminelle ou de catastrophe nucléaire qui nous oblige à nous terrer
chez nous (rappelons que la fin du monde est prévue pour le mois de décembre),
on ne manquera jamais du nécessaire.
A New-York plus qu’ailleurs, la
vie est une question de priorités.
Comme tu as changée ma Fluffy, avant ta source sûre c'était Voici!
RépondreSupprimerPas de panique : même à Harlem, il doit y avoir des Donuts !
RépondreSupprimer