mardi 19 juin 2012

Sonnette d’Harlem


Dimanche dernier on est partis fêter le stage d’Obiwan dans notre restaurant préféré 'The Cheesecake Factory'. Même si on a encore plusieurs mois devant nous on commence à organiser notre vie à New York. Tout le monde nous dit qu’il y a une différence énorme entre la côte est et la côte ouest, plus précisément entre New York et la Californie. Un peu comme Paris et Marseille, quoi! Les éternels rivaux. Apparemment, la provenance d’un Américain se reconnaît à sa démarche. S’il marche vite en regardant par terre, il vient de New York. Les New-Yorkais sont pressés et stressés. S’il est coolos en tong et bermuda, il est de Los Angeles. Les californiens vivent lentement, et se doivent de prouver au monde entier que chez eux il fait beau et chaud (ah!ah!…). A New York, le temps, c’est de l’argent, en Californie, le temps c’est du soleil. (Moi je dirais plutôt que le temps c’est de la bouffe, chacun son mantra…).

Déjà, il nous faut réfléchir au logement. J’ai regardé sur internet et j’ai faillit m’évanouir en voyant le prix des apparts. « Mais non, t’es nulle, tu sais pas chercher! » m’a fait remarqué Obiwan, « rien qu’ici j’en vois un, plus grand que le nôtre pour moins cher! ». « Ah, bon?! Mais tu ne m’as pas dit que tu voulais rester dans le centre près de ton boulot? », « C’est dans le centre; un quartier qui s’appelle… ‘Harlem’, tu connais? ». Hurum. Pas que je veuille plonger à pieds joints dans une piscine de préjugés, mais la seule fois dans ma vie où j’ai entendu parler d’Harlem, c’était dans un constant terrifiant qui renvoyait le Bronx à Disneyland. Le genre de quartier où l’espérance de vie ne dépasse pas 12 minutes. Je ne sais pas si c’est vrai ou pas, mais touristiquement parlant, ça m’emballe moyen.

Le problème avec New York, c’est que cette ville renvoie deux images complètement opposées. L’image de 'Sex and the City' où les filles en fourrure et talons aiguilles rentrent à pied chez elles à 5 heures du matin, aussi seules que saoules et personne ne les emmerde, et l’image où tu ne peux pas faire un pas dans la rue sans te faire agresser, même à 2h de l’après-midi. Il paraît qu’à New York, les gens se promènent en permanence avec 2 portefeuilles sur eux. Le vrai, avec les cartes de crédit et le permis de conduire, planqué dans les recoins d’un sac multipoches, et un ‘faux’ avec une trentaine de dollars à remettre allègrement à son racketeur en cas de mugging (avoir toujours du cash à balancer, ne jamais prendre le risque de frustrer celui qui te menace avec un 9 millimètres…). Dans 'Friends', quand Chandler voulait citer un acte héroïque, il racontait comment il avait pris le métro la nuit jusqu’à Brooklyn… Ça promet!  Au moins en hiver, en portant des gants j’aurais moins de chance de me faire carotter mon alliance… Ben oui, on pense à tout!!! C’est pathétique mais c’est comme ça! Dans le monde, il y a les gens qui fourrent une brosse à dent et une boîte de Doliprane dans un sac à dos avant de partir tranquille faire un trekking de 8 mois au Pakistan, et puis il y a nous, force 12 sur l’échelle de l’angoisse. Pour notre défense, je dirai qu’on a essayé la zen attitude en Thaïlande, portés par le vent comme des backpackers en folie. Ça s’est tellement mal passé qu’on a depuis décidé d’assumer la tête haute notre stress paranoïaque.

Bref, devant tant de dangers, je ne vois que 2 solutions possibles. La première: je sais de source sûre grâce à People Magazine que Leonardo DiCaprio réside une grande partie de l’année à New-York. Il suffit simplement de louer l’appartement voisin du sien afin de profiter gratos de ses gardes du corps à l’entrée de l’immeuble! La deuxième solution: se loger à côté d’un 'Dunkin Donuts'. Comme ça, même en cas de frénésie criminelle ou de catastrophe nucléaire qui nous oblige à nous terrer chez nous (rappelons que la fin du monde est prévue pour le mois de décembre), on ne manquera jamais du nécessaire.

A New-York plus qu’ailleurs, la vie est une question de priorités.

2 commentaires:

  1. Comme tu as changée ma Fluffy, avant ta source sûre c'était Voici!

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  2. Pas de panique : même à Harlem, il doit y avoir des Donuts !

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