mercredi 6 juin 2012

Las Vegas Part 2 : Vini, Vidi, Vici


C’est en partant pour Vegas que j’ai pris conscience d’une énorme fraude. Comme tout le monde le sait, les stars à Hollywood habitent sur les collines de Beverly Hills, dans des maisons/ châteaux avec courts de tennis et piscines à gogo. Or, bizarrement, dans les magazines à potins, elles se font toujours photographier au Mexique ou à Saint-Barth’, jamais sur les plages de Californie. Pourquoi partir ailleurs quand on peut bronzer chez soi? Moi, quand j’habitais en Guadeloupe, je ne ressentais pas le besoin d’aller en vacances aux Seychelles, (bon, en même temps j’avais 11 ans)! Et bien la vérité, que je n’aurais d’ailleurs jamais découverte si à l’aéroport de San Francisco ils n’affichaient  pas sur les écrans des salles d’embarquement les températures à destination, c’est qu’à Los Angeles il fait froid. Oui madame! Le 29 mai, à Los Angeles à 3 heures de l’après-midi, il faisait 22°C! Essaye de tremper un orteil dans l’océan avec une fraicheur pareille! Je suis désolée de casser le mythe de la chaleur harassante en Californie, mais il me semble que les gens ont le droit de savoir, on nous a assez menti! Il est temps de dénoncer cette arnaque au soleil. Quand une personne fait « You-ouh-ouh!!! » devant un thermomètre qui affiche 19 et s’empresse d’enfiler un mini-short, ça ne veut pas dire que c’est l’été! Ça veut juste dire que son pays ne lui offre pas beaucoup plus d’espoir!!!

Heureusement, à Vegas, j’ai eu largement de quoi miser sur mon capital cancer: à 10 heures du matin, il faisait déjà 40°C. Aaaaaaaaaaah! Ça c’est la définition du bonheur! ‘Bonheur: n.m désignant la béatitude que l’on ressent à la vue de ses pieds qui enflent et de son corps qui s’alourdit sous l’effet suffoquant d’un soleil de plomb’ (dictionnaire Lerusse, édition 98). La canicule a été ma meilleure amie à Vegas, elle ne m’a jamais trahie (pas comme cette fouine de roulette). Mais avant la chaleur, à l’intérieur même de l’aéroport, on a d’abord été accueillis par les machines à sous, pour les gens très pressés qui ne peuvent pas attendre d’arriver à l’hôtel pour commencer à parier leur épargne retraite, et les publicités où des filles à moitié à poil te proposent d’acheter des bazookas en soldes (ça c’est bien pensé, faire la promotion de flingues dans une ville ou 90% des gens finissent frustrés devant une table de blackjack…). Sur les tracts qui sont distribués en ville, les filles ont enlevé le reste de leurs vêtements et te proposent de les appeler si jamais tu fais partie de ceux qui n’ont pas tout perdu au casino (il me semble que le Nevada est le seul état où la prostitution est légalisée)…




















Ce qui est bien à Vegas, c’est que les hôtels comptent sur le fait que tu vas jouer plein d’argent dans leur casino, et ils t’offrent alors des tarifs à moindre prix pour habiter chez eux. Nous, on est descendu au Ceasar palace, un des plus gros hôtels, situé en plein milieu du strip. Un peu blingbling mais magnifique tout de même, avec des fresques au plafond, des statues de Jules César en pagaille et des Venus de Milo à côté de chaque fontaine. Malgré des dizaines d’affiches proclamant ‘She’s back!’ et ses chansons tournant en boucle dans l’ascenseur, pas de trace de Céline à l’horizon, ni de René aux tables de poker… En fait, on n’a vu personne de connu, malgré les MTV movie awards qui devaient avoir lieu le lendemain dans un hôtel pas loin. On a aussi loupé de peu l’élection de Miss USA; 2 jours après notre départ, elles sont venues au Ceasar faire un SPA et une séance photo en maillot de bain (quand je dis qu’Obiwan n’a vraiment pas eu de chance à Vegas…).

Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que, outre les casinos, Vegas est réputé pour quelque chose en particulier: les buffets. Et parmi les buffets, le plus connu, c’est celui du Bellagio. Donc, en touristes bien élevés que nous sommes, on est évidemment partis remplir notre devoir de gonflage d’estomac dans le bastion d’Ocean’s 11 (pas qu’on ait eu à beaucoup marcher, c’était l’hôtel voisin du nôtre). Comment décrire le buffet du Bellagio? Pour ne pas citer l’expression favorite de notre Carlita nationale, c’était merveilleeeux! Du poisson, des salades, des pizzas, des pâtes… Chaque comptoir avec sa cuisine: américaine, italienne, japonaise… Il m’a fallut 3 assiettes différentes, juste pour le salé. Et 1 autre pour le sucré:





















Je sais, c’est beau. L’univers se rattrape comme il peut du dessert qu’on m’a infligé à mon mariage.

Et puis, bien sûr, il y a les hôtels. Enormes, somptueux, tous avec un thème différent: Venise, L’Egypte, New-York, Excalibur… Des sculptures gigantesques en préfabriqué, des reproduction de monuments célèbres, des spectacles... on se croirait dans un décors de Hollywood, c’est complètement surréaliste. Une minute suffit pour changer de monde, comme à Disneyland, à la seule différence qu’à Disneyland on ne croise pas Minnie les 2 mains occupées par une pinte de bière, elle a l’obligation d’être un minimum sobre pour poser sur les photos et grattouiller les têtes des gamins. Comme quoi, c’est peut-être Las Vegas, finalement, the happiest place on Earth…




1 commentaire:

  1. Rectification historique : le dessert à ton mariage, il était pas si dégueu que ça ! même que j'en aurai repris s'il en était resté !

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